Le 2 mai 73, la forteresse de Massada tombe aux mains des Romains. Le suicide collectif de ses défenseurs, des Zélotes aux ordres d'Eleazar ben Jair, met fin à la première révolte juive contre la domination romaine.
Le seul récit de ce siège nous vient de l'historien Flavius Josèphe. Selon lui, après trois ans de résistance sur ce rocher isolé surplombant la mer Morte, les 960 défenseurs choisirent la mort plutôt que la captivité. Les hommes tuèrent leurs familles, puis se tuèrent entre eux par tirage au sort, jusqu'au dernier.
La forteresse avait été construite par Hérode le Grand sur un plateau rocheux quasi inaccessible, à 400 mètres au-dessus du désert judéen. Ses réserves d'eau et de nourriture permettaient de tenir des années. Les Romains durent construire une rampe colossale pour atteindre les murs — un exploit d'ingénierie militaire sans précédent.
Massada est aujourd'hui un symbole national israélien, incarnant la résistance absolue face à l'oppression. L'expression "Massada ne tombera plus" est entrée dans l'histoire.
À l'Antre des Vices, Massada évoque autre chose : la puissance du choix, la résistance à ce qui nie votre être profond, et la conviction que certains espaces — intérieurs ou physiques — valent d'être défendus jusqu'au bout.